Mois après mois, les projets couture ne cessent pas. Les idées foisonnent, les tissus s'entassent, les croquis se multiplient.

C'est en plein coeur des vacances que l'effervescence est à son maximum, donc, en juillet-août, je n'ai pas chômé. Les achats de décembre au Marché Saint Pierre ont été bien utiles, ainsi que les commandes internet. J'ai un bon stock désormais.

Avant d'attaquer les magazines Burda, j'ai longtemps hésité. Peu de croquis, des explications souvent alambiquées, loin, bien loin de la clarté de Soeur Alma. Pourtant, les modèles me plaisent beaucoup, ils sont particulièrement économiques (à peu près 6 euros pour environ 50 patrons) et bien taillés. Mais ce qui est beau demande souvent des heures de montage, retouches (surtout pour les modèles ajustés)... c'est pourquoi il n'y a pas des masses de photos aujourd'hui et j'avoue, avec la rentrée à préparer, j'avais pas trop de temps non plus de jouer au mannequin.

Ce qui est délicat aussi, c'est de choisir le tissu qui donnera le meilleur tombé au vêtement. Le problème, chez Burda, c'est qu'il est souvent quasi impossible de trouver le tissu préconisé (tulle de soie, crêpe de satin de soie élastique... et j'en passe) et, sans un tissu adéquat, les heures de montage ne rendront jamais le rendu escompté (et puis, sans élasticité, on ne peut pas s'asseoir sans craquer la couture au niveau du popotin ^^).

Pour ne pas arranger les nanas, ils proposent souvent des tissus glissants, fragiles, bien difficiles à travailler.

Dans le débardeur à écharpe, par exemple, la mousseline glisse et se déforme quand on la tient pour la couper. Comment faire alors ? Une bonne toile de lin sous le tissu et des petits objets partout autour du papier de soie pour tenir le tissu (même épinglé). Avec ça, ça va beaucoup mieux et c'est bien moins décourageant.


Bref, passons les galères, voici les photos :

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Débardeur à écharpe, modèle n°125, Burda décembre 2011, en popeline de coton vert d'eau et mousseline de soie assortie (Marché Saint Pierre)

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Ajout un plastron sur le devant (qui était sinon bien vide et trop simple à mon goût), plis plats, boutons en fer rigolos, passepoil liberty Fairford (Stragier) et volant froncé en mousseline (juste GALERE à travailler)

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Veste style Chanel à découpe princesse et fente de poignet avec sous-patte, modèle Modes et Travaux février 2001. Natté écru argenté et popeline beige à étoiles pour la doublure (Mondial tissu), galon de fil blanc et croquet argenté (mercerie Homo Roussel de Rouen)

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La poche à tiroir, une première :)))))


Ce modèle taille TRES petit et il a subi à plusieurs montages/démontages. Fentes de poignet, alignement des repères... Les problèmes se sont multipliés (sans doute à cause d'erreurs sur le patron). 3 semaines de montages et de retouches (et de grosses colères) mais, au final, je suis plutôt contente du résultat.


Enfin, LA robe qui me faisait de l'oeil depuis longtemps. Dans ce Burda de décembre, la superbe collection de robes du soir m'a faite saliver. J'avais craqué sur celle-là. Ces prochaines semaines, les occasions de se faire beaux vont se multiplier (mariage, baptême, anniversaire...). Voilà donc des excuses valables pour oser s'y mettre.

Puisque je ne mets pas un 34 et que mes jambes ne font pas 1m20, je l'ai raccourcie au genou pour la rendre plus "ordinaire".Ensuite, j'ai cherché par quoi remplacer le tulle de soie et le crêpe de satin fin élastique en largeur (introuvables évidemment). J'ai fini par trouver du satin synthétique extensible (de chez Ma petite mercerie) et du tulle fin à paillette pour déguisement de princesse (de chez Mondial tissu). Et tant pis si ça fait un peu fée Clochette... ^^

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THE robe, modèle 129, Burda décembre 2011


Avec tous les croquis qu'il y a à la maison, il va falloir que je me mette au patronnage. Pour ça, je vais passer par la case lecture.
Il y a déjà eu un petit essai de patron maison, mais, pour le moment, je n'en dis pas plus... Affaire à suivre...